Avec chaque rentrée universitaire, commence le calvaire des étudiantes venant poursuivre leurs études à Alger. Et la vie dans cette grande ville n’est pas une mince affaire, car nos résidences universitaires sont loin de représenter le confort et le bien être.
Celles qui viennent pour la première fois sont subjuguées par les lumières de la capitale, la liberté de leurs actes, étant loin de leurs proches. Mais cette sensation disparaît dès qu’elles sont face à la réalité de la mauvaise vie en résidence universitaire loin de la chaleur et la sécurité de leurs foyers.
Les étudiantes bénéficiaires de ce privilège doivent justifier qu’elles résident à plus de 30 km de leur lieu d’étude, et quel privilège ! Une chambre de 10m² partagées avec trois autres résidentes, meublée de deux lits, deux matelas à même le sol, un lavabo, et un petit bureau dont on se demande l’utilité puisqu’elles sont quatre à se le disputer. Cependant, c’est encore un luxe de pouvoir loger à proximité de la faculté. Beaucoup de jeunes filles poursuivant leurs études à la faculté de Droit se voient obligées de loger à Dergana par manque de place et doivent faire un long trajet deux fois par jour sans parler des moyens de transports épuisants et quasi inexistants, ni du restaurant universitaire où il faut respecter l’horaire sinon le repas saute pour cause de fermeture, quoique les plus nanties et malgré l’interdiction affichée par l’administration disposent de réchaud à gaz et peuvent de ce fait confectionner leurs propres repas, un vrai calvaire au quotidien, une lutte pour survivre dans la grande capitale pour réussir à décrocher leurs diplômes. Avec leurs maigres bourses elles ne peuvent s’offrir aucun loisir.
Beaucoup d’entre elles viennent de régions démunies et ayant des parents qui ne peuvent prendre en charge des études universitaires et les différents voyages à chaque période de vacances ajoutant à cela l’insécurité des longs trajets, donc elles se retrouvent seules durant les jours de fêtes et les longues vacances dans leur résidence sans âme et sans aucun parent proche à Alger.
En dépit de tous leurs problèmes les étudiantes déploient des efforts surhumains pour réussir, pour avoir une place au soleil et échapper à ce mode de vie quelles supportent par amour du savoir, chapeau les filles continuez.
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